GONZINE6

A paraître GONZINE6 MADAME SATAN

Avec

Alizée Alexia Addams
Anna Serra
Anais Barrachina
Ann Blake (Peggy Ann Mourot)
Aria Ann
Anne van der Linden
Anne-Sophie Malice                                                                                                                                                                                                                                           Audrey Faury                                                                                                                                                                                                                                           Audrey La Delfa
Aurore Laloy
Benett
Carla Bruno
Caroline Sury
Claire Courdavault
Claire Carré
Céline Maltère
Claire Morel
Chloé Mathiez
Corinne Halbert
Marlène Côtelette
Crocuta Crocuta
Evdokia Kimoliati
Fanny Devaux
Fanny Fa
Flore Kunst
FrankieM
Jaky La Brune
Julie Lorinet
Karine Dahmani
Kimberly Clark
Lia Vé
Lohr
Magdalena Vexenat
Marlene Tissot
Marine Penhouet
Nadia von Foutre
Osmose Curves
Pole Alice Pole Ka
RAC
Rachel Deville
Raphaële Sellès
Sarah Fisthole
Sarah Schatzberger
Sarah George
Saralisa Pegorier
Sophie Laronde
Stéphanie Chardon
Tarte Tårte Tatin
Tristan des Limbes
Valentine Gallardo
Viola Corp
Yokogaga
180 pages, couverture lino 2 passages, sortie prévue le 8 Avril.
15 euros (+ frais de port par correspondance). Possibilité de pré-achat à l’adresse fanzinegonzine@gmail.com

Le Numéro 6 du Gonzine est en préparation, GONZINE6 MADAME SATAN.

53 auteures, 180 pages, couverture lino 2 passages, petit poster en déployé play-mate de l’enfer.

Alizée Adams

Anna Serra

Anais Barrachina

Ann Blake

Aria Ann

Anne Van der Linden

Anne-Sophie Malice

Audrey Faury

Audrey La Delfa

Aurore Laloy

Benett

Carla Bruno

Caroline Sury

Claire C.

Claire Carré

Céline Maltère

Claire Morel

Chloé Mathiez

Corinne Halbert

Côtelette

Crocuta Crocuta

Evdokia Kimoliati

Fanny Devaux

Fanny Fa

Flore Kunst

FrankieM

Jaky Labrune

Julie Lorinet

Karyn Kadah

Kymbery Clark

Lea  Belette

Lia Vé

Lohr

Magdalena Vexenat

Marlène Tissot

Marine Penouet

Nadia Von Foutre

Osmose Curves

Pole Ka

RAC

Rachel Deville

Raphaele Sellès

Sarah Fisthole

Sarah Schatzberger

Sarah George

Saralisa Pegorier

Sophie Laronde

Stéphanie Chardon

Tarte Tatin

Tristan des Limbes

Valentine Gallardo

Viola Corp

Yokogaga

(télécran de l’enfer Kimberly Klark)

Le deuz deuz pour l’Xposition, pour X-Raison
(Concert et expo en avril au Cirque Electrique)

(https://www.facebook.com/pourxraisons/?fref=ts)

La déclaration d’intention

Mélancolie inversée, cailloux dans la poche, chien-loup qui court, misère disparue, appareil de lumière à rayons- je te vise, sublime éternité, arbres qui tombent sous la tempête, fleuves qui débordent, incendie dans le  ciel, la nuit tombe, le soleil plonge dans la mer, les étoiles s’installent comme des petites danseuses années folles, la lune grimpe sur le rideau qui change de couleur, jusqu’au noir, bleu de Prusse, rien ne compte plus rien ne compte, je ne vois que tes yeux et tes mains et puis je vois ta voix de loin, je suis convaincue. Je vois ton énergie, vibration cœur corps qui se déploie, ma main dans tes cheveux, matière parfaite, merveille du monde, les couleurs que l’on a choisi, assise sur la montagne, je vois la vallée, tu es dedans et tu marches, tu le sais que je te vois, je te vois, assise sur un rocher, je t’observe, tu es paysage dans le paysage,  je te vois depuis tout le temps, je te cours après mentalement, tu ne me connais pas, mais tu sais qui je suis, je te cherchais et je t’ai vu dans la plaine, enfin.

Je suis la force et la fragilité, l’alpha et l’oméga avec une chatte et des seins et un trou entre les fesses,  j’ai un couteau, une hache, un glaive et un loup caché dans les entrailles, j’aime la lune, je me transforme avec elle, énorme pierre parfaite qui vole dans l’espace. Je suis capable de  poser les armes contre un objet fort et dur pour te caresser, te caresser le visage, ta verticalité, ton horizontalité, les rondeurs de ton âme, ma force destructrice est équivalente à la force d’amour dont je suis capable, je suis une force de la nature, j’ai une armée en moi, je suis une déesse qui va mourir un jour, j’ai surpassé les typhons et les catastrophes, j’ai plié comme le roseau, je me suis modelé comme le galet, le galet : le galet sur le bord du lac, que l’on fourre dans sa poche en prévision du moment on le balancera d’un revers de coude et de doigts, le galet sautillera gaiement à surface de l’eau et faire un petit plongeon final, dans une certaine allégresse propre à la pierre.

J’ai rêvé de toi, j’étais en toi et tu entrais en moi, avec ton sexe et ta bouche, tes doigts accrochés à mes hanches, spectatrice endormie et pourtant j’étais investie dans chacune de tes cellules, mes paupières sursautées, rétine qui s’ouvre et se rétracte, sommeil paradoxal, bouts d’os articulés, chairs compilées et attachées les unes aux autres, le sang qui coule dans les rigoles, jusqu’à ta tête, ton corps et le bout de tes lèvres. Là, j’ai su que tu m’avais entendu, la main en coque de noix, près de ton oreille, tu as sursauté quand tu m’as entendu te chuchoter à l’oreille que j’étais arrivé.

Les mains ouvertes, je recueille la pluie qui tombe du ciel sur ma peau, j’ouvre mes pores, ma viande vivante, ma bidoche qui jouit, mon gras qui vibre,  elle dégouline sur les pointes de mes seins, ma chute, mes reins, entre les cuisses épaisses, je suis un vallon, des petits ruisseaux que l’on appellent désir, je ne vois que toi et tes membres, ton squelette, tes rêveries, ceux qui te protègent du dehors, personne ne viendra t’ouvrir en deux, à part moi, mais je viendrais me lover en toi  et je te confierais tout près du cœur  mes secrets, je n’aurais rien à te dire, des particules, des milliers de petits fils de soie chargés d’impulsions électriques tout autour de chacun de tes organes, je te prendrais du dedans, tu comprendras ce que tu sais déjà. La main fermée sur la pierre. Monstre bienveillant, mutante tendre.

Je te prendrais la main, sûrement, gentiment, je connais la valeur de la douleur, des tristesses et des abandons et qu’il faut être douce avec un animal sauvage. Je prendrais soin de toi, un genou à terre, ou debout, ou couchée, les bras en l’air en arcade inversée et emprisonner le soleil et t’offrir les lunes d’un coup de hanche, les satellites, les glaciers du ciel et de la terre.

Ne vois-tu pas que j’ai survécu pour aller à ta rencontre. Mélodie que je fredonne dans les landes.